Les assureurs maladie ont critiqué l’augmentation des budgets marketing des entreprises pharmaceutiques, car le coût des médicaments en Suisse ne cesse de grimper en flèche. Santésuisse, l’organisation faîtière des caisses-maladie suisses, a appelé à plusieurs reprises à la maîtrise des dépenses de santé.

Selon le journal SonntagsZeitung, le budget marketing du géant pharmaceutique suisse Novartis a augmenté de 20% au cours des quatre dernières années pour atteindre 12 milliards de francs suisses (12 milliards de dollars), éclipsant ainsi les 9 milliards de francs consacrés à la recherche. Au cours de la même période, Roche a augmenté ses coûts de marketing de 15 %.

« Les coûts de commercialisation et de distribution de l’industrie pharmaceutique sont disproportionnellement élevés », se plaint Guido Klaus de l’assureur maladie Helsana. Mais les compagnies pharmaceutiques affirment qu’elles doivent dépenser de l’argent pour informer les médecins de leurs nouvelles innovations. Des études montrent que les coûts de marketing chez les concurrents internationaux augmentent également.

La hausse du coût des soins de santé et la pression qui en résulte sur les primes d’assurance-maladie sont un sujet de discussion majeur en Suisse depuis plusieurs années. En juin, Santésuisse a averti que les primes d’assurance maladie augmenteraient probablement de 3% cette année et l’année prochaine.

SonntagsZeitung indique que le coût des traitements contre le cancer pour les assureurs maladie est passé de CHF 580 millions en 2013 à CHF 940 millions et devrait franchir la barre du milliard en 2019. Le coût du traitement des patients à domicile atteindra bientôt CHF 1 milliard, prévient Santésuisse.

Pour contrer la hausse des coûts, de plus en plus d’assureurs santé profitent des lois introduites au début de cette année qui permettent aux pharmaciens de fournir certains médicaments sur ordonnance sans consulter un médecin, rapporte le journal Le Matin Dimanche.

Le Groupe Mutuel, assureur en Suisse romande, intensifie ainsi sa coopération avec les pharmacies. Il y a au moins trois autres assureurs qui ont adopté des modèles similaires, selon le journal.

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